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Engagement du secteur privé: Processus interne et responsabilités

La collaboration avec le secteur privé dans le cadre de projets et programmes spécifiques suit le même cycle de gestion de projet (PCM) que les autres projets non liés à l'ESP.

Il existe quelques différences importantes qui doivent être prises en considération lors de la création et de la gestion d'un ESP :

  • Prévoir du temps pour trouver une vision commune : les partenariats avec des acteurs du secteur privé nécessitent la construction d'une vision commune entre des parties prenantes qui ont souvent des rôles, des objectifs, des motivations et des cultures institutionnelles fondamentalement différents. Parvenir à ce terrain d'entente peut prendre du temps et dépend de facteurs spécifiques au contexte, mais cela est essentiel pour une collaboration efficace et des résultats fructueux.
  • Analyser minutieusement les risques pour la réputation : la présence d'un ou plusieurs acteurs du secteur privé comporte des risques spécifiques pour la réputation qui doivent être analysés « ex ante » et atténués ou gérés de manière appropriée afin d'évaluer s'il est souhaitable de s'engager avec ces acteurs.
  • Prévoir une structure de gouvernance plus complexe : la gouvernance des projets ESP est souvent plus complexe que celle des projets de coopération au développement plus traditionnels, en raison de leurs exigences juridiques spécifiques. En particulier, les accords ESP axés sur les marchés financiers comportent des exigences administratives, financières et contractuelles spécifiques qui reflètent des risques financiers particuliers, lesquels doivent être analysés de manière approfondie.

L'expérience de la DDC montre que la mise en place de projets ESP prend du temps, car chaque projet, structure et accord contractuel est souvent unique. Pour garantir leur efficacité, il convient de suivre un processus et une séquence clairs lors du lancement, de la structuration, de la gestion et de la clôture d'un ESP. Le CEP joue un rôle clé dans l'accompagnement des unités opérationnelles tout au long de ce processus et doit être impliqué dès que possible dans la phase de structuration. En outre, comme la rédaction et la négociation de contrats non standard prennent du temps, il est important de commencer tôt.

Séquençage spécifique

Compte tenu du type de partenaires concernés et du type d'instruments susceptibles d'être utilisés (en particulier les investissements), la structuration des accords de ESP doit suivre un ordre précis, dans lequel plusieurs aspects essentiels doivent être évalués de manière systématique. Cet « ordre logique » est particulièrement important afin de mettre en place des dispositifs de gouvernance et des relations contractuelles bien équilibrés avec les partenaires privés dans le cadre de structures de partenariat.

La gestion du processus ESP comprend six étapes, conformément au PCM : 1) Exploration ESP, 2) Avant la proposition d'entrée, 3) Avant la proposition de crédit, 4) Avant la signature des accords contractuels, 5) Suivi ESP, et 6) Clôture et évaluation.

Six étapes typiques de la structuration de l'ESP dans la gestion du cycle de projet

Les spécificités des ESP sont reflétées dans le contenu des phases 1 à 4, tandis que les phases 5 et 6 suivront la même logique de suivi que les autres projets de la DDC.

Rôles et responsabilités au sein de l'organisation

Unité opérationnelle

  • Élabore l'ESP, soumet les propositions d'entrée en matière et de crédit, assure le financement, négocie et signe les contrats, et assume la responsabilité globale de la gestion de l'ESP.
  • Consulte et coordonne avec le CEP et le CPC aux différentes étapes des processus de structuration de l'ESP.
  • Responsable des rapports ESP internes

Centre de compétence pour l'ESP (CEP)*

  • Fournit des conseils opérationnels et un soutien dans la structuration de tous les ESP, ainsi que des commentaires/avis sur les projets ESP dans les OpCom.
  • Mobiliser les services d'appui de la DDC pour l'évaluation standard des risques liés à l'ESP et fournir des orientations sur l'évaluation complémentaire des risques liés à l'ESP(due diligence par un tiers, le cas échéant) à réaliser.
  • (*): Selon la région, le premier point de contact pour obtenir des conseils en matière d'ESP devrait être le RTA (conseiller thématique régional), qui se chargera ensuite de la coordination avec le CEP.

Division des contrats, des achats et de la conformité CPC

  • Fournit des conseils juridiques aux unités opérationnelles sur les contrats et clauses non standard, et décide de la nécessité de faire appel à un conseil juridique externe.
  • Fournit un soutien aux unités opérationnelles sur le contenu et la négociation des contrats, selon les besoins.

Documents clés

Sujets associés

Engagement avec le secteur privé: Les données

En raison de la nature même des ESP, qui sont des partenariats menés conjointement avec des acteurs du secteur privé, la DDC collecte systématiquement des données financières supplémentaires afin de répondre à des questions telles que : avec quels partenaires du secteur privé travaillons-nous ? Quelle est la contribution du secteur privé à nos ESP ? Ces questions nous sont fréquemment posées par le public, les médias ou le Parlement.

Mesure des résultats

Afin de suivre la mise en œuvre de la stratégie de coopération internationale 2025-2028 de la Suisse, la DDC dispose d'un ensemble d'indicateurs de résultats contraignants correspondant aux dix sous-objectifs de la stratégie.

Conduite responsable des entreprises

Le secteur privé joue un rôle central dans le développement durable. Les normes et les bonnes pratiques en matière de conduite responsable des entreprises (CRE) contribuent à prévenir les dommages et à favoriser les effets positifs des activités commerciales. La DDC tient donc compte de la CRE dans son engagement avec le secteur privé et soutient les progrès dans ce domaine.